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20 anni dopu : JA2A, FDSEA2A è Crédit Agricole si ritrovani insemi pà l’avvena di l’agricultori.

JA2A et FDSEA2A renouent le fil du dialogue avec le Crédit Agricole de Corse

C’est ce mardi 16 février 2016 que s’est tenue à la Chambre d’Agriculture de Corse-du-Sud, une réunion regroupant les professionnels  (JA2A et FDSEA2A), la Chambre d’Agriculture et la Direction du Crédit Agricole de la Corse, réunion que nous pouvons qualifier d’historique.

En effet, cela faisait plus de 20 ans que le Crédit Agricole et les professionnels ne s’étaient plus rencontrés pour discuter du financement agricole de nos exploitants.

Il en est ressorti une meilleure coordination avec le Point Accueil Installation de Corse-du-Sud dans l’approche et le montage des dossiers de futurs installés, un regard accru et bienveillant au financement des projets, et surtout un rôle de médiateur que nous jouerons tant pour les exploitants ayants des projets viables à venir, que pour ceux en difficulté.

 

Par ailleurs, nous invitons les exploitants en difficulté avec le Crédit Agricole de la Corse, à se rapprocher de nous. A ce titre, n’hésitez pas à nous contacter au 04.95.23.51.88.

I cullighjenti à a scuperta di l’alivu in Santa Lucia di Tallà

C’est à l’initiative des Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud, en collaboration avec le syndicat AOC Oliu di Corsica, qu’a été organisée, Lundi 3 Février, une journée « A la découverte du métier d’oléiculteur » à Sainte-Lucie de Tallano sur l’exploitation de Jean-Christophe ARRII.

Une vingtaine d’élèves de 4e du Collège de Propriano ont pu ainsi découvrir le métier et le fonctionnement d’une exploitation oléicole mais pas que !

Ce fût aussi l’occasion de s’imprégner de l’histoire d’une filière emblématique de notre île et de ses pratiques ancestrales en visitant dans la matinée les pressoirs traditionnels, à force hydraulique et à force animale, puis de découvrir, le temps d’un atelier de dégustation, toutes les saveurs de l’huile d’olive de Corse.

Épargnés par la pluie, les chanceux collégiens ont fini leur parcours pédagogique en plein cœur de l’oliveraie multi-centenaire de Jean-Christophe, très enthousiaste, pour l’occasion, de partager son savoir et sa passion.

 

JA2A vi parla di l’affari « MURTOLI ».

Les récentes déclarations de Maître Gilbert COLLARD, Conseil de Mr Paul D’ORTOLI, dans ce qu’il convient d’appeler le dossier MURTOLI, nous éclairent, un peu plus, sur l’appropriation de la terre agricole corse, à des fins purement spéculatives, relayée par un homme de loi, peu respectueux des valeurs de notre terre et des hommes qui la travaillent.

Sans prendre part pour les uns ou pour les autres, il nous apparaît nécessaire, d’informer les exploitants sur la réalité de la situation et la nécessité de se mobiliser, pour éviter autant que faire se peut la spoliation de notre terre.

Un bref rappel des faits s’impose afin de rappeler, qu’en 2001-2002, le propriétaire du domaine de Murtoli , composé de la tour et de 50 ha de terres agricoles , a émis le souhait de le céder à Mme Anne de Carbuccia épouse TAZARTES . Il faut également observer que dans le même temps, à une centaine de mètres, du domaine, plusieurs hectares appartenant au Conservatoire du Littoral, étaient mis en vente et ont vu la SAFER Corse, usé de son droit de préemption, afin de réguler le prix de la vente et de garantir la vocation agricole de la terre.  Il apparaît tout de même, surprenant, qu’en apprenant, l’existence du droit de préemption exercé par la SAFER  sur un terrain mitoyen, il ait été décidé de suspendre la vente, momentanément, de manière unilatérale…

C’est en 2005, que l’acheteur revint à la charge du propriétaire, conseillé par un notaire, peu vertueux de la vocation agricole des terres, afin de contourner le droit de préemption de la SAFER, en usant de la nue propriété.

Pour les non-initiés, il faut savoir que la SAFER, en droit, dispose, d’un droit de préemption afin de réguler ou bloquer les ventes de terres agricoles , qui échappe à la classification des terres en espace boisé, en espace d’aménagement industriel ou d’extraction minéral ainsi qu’à la nue propriété. Le principe de la nue propriété et d’un tel montage, dans ce cas précis, a permis, suivant l’application du droit, le démembrement de la nue-propriété (le foncier), de l’usufruit (l’usage), entravant ainsi toute forme de préemption de la SAFER .

Nous sommes ici, face un contournement grossier du droit de préemption, qui a permis à des acheteurs peu scrupuleux, de s’accaparer la terre agricole corse, à des fins purement spéculatives et immobilières, en usant d’artefacts  juridiques peu glorieux  et dont on peut se demander quelles en sont les motivations , si ce n’est à en retirer un profit.

Il apparaît clair que si nous, Agriculteurs de Corse,  laissons ce genre d’initiatives, pérorer, face à un problème foncier considérable, nous n’aurons plus de terres agricoles en Corse.

Nous avons, par l’entremise du réseau national Jeunes Agriculteurs, fait remonter cette problématique d’ensemble et obtenu qu’un amendement soit intégré dans la loi d’avenir et d’alimentation, afin que le droit de préemption SAFER, soit désormais étendu à la nue propriété mais également aux parts sociales dans les SCI ; Cet amendement primordial pour la survie de nos terres, bien qu’ayant été adopté en première lecture,  à l’Assemblée Nationale doit nous appeler à la plus grande vigilance afin que cette disposition, soit maintenue, en seconde lecture, au Sénat.

Les dernières révélations médiatiques de ce dossier, nous conduisent à penser qu’il y a bien eu contournement frauduleux du droit de préemption de la SAFER. Bien que limitée dans ses moyens budgétaires, les JA 2A seront aux cotés de la SAFER Corse afin de lui garantir les moyens réglementaires, nécessaires à la préservation de nos terres, permettant ainsi à nos productions identitaires et de qualité, de rayonner à travers l’île.

Blocage à la DDTM : Hè ghjuntu avà u tempu di l’azzioni !

Le ras-le-bol des Jeunes Agriculteurs :

Le mardi 7 avril 2015, les Jeunes Agriculteurs de Corse-du-Sud ont appelé l’ensemble des exploitants agricoles à se mobiliser, occuper, et bloquer les locaux de la DDTM de Corse-du-Sud à Ajaccio, afin de dénoncer l’inertie des services de l’Etat quant à un certain nombre de problématiques qui restent en suspens.

La calamité inondation :

L’année 2014 a vu ses intempéries dévaster de nombreuses exploitations avec des dégâts financiers considérables. La DDTM de Corse-du-Sud se refusait jusque-là, à indemniser les exploitants lourdement touchés, sur simple devis. Il faut rappeler que la calamité est une indemnisation et non une subvention, et qu’elle ne peut à ce titre, justifier un paiement sur factures acquittées. La DDTM a accepté hier d’indemniser les agriculteurs touchés par la calamité sur devis, et non sur factures acquittées, à hauteur de 30% de l’estimation des dégâts, avec un contrôle aléatoire effectué à la fin des travaux.

La calamité sécheresse :

Depuis le mois de juin 2014, les données de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) font état d’un déficit pluviométrique très important, avec des pics d’intensité entre août et octobre 2014, qui ont conduit à un état de sécheresse important, impactant grandement nos exploitations suite à un déficit fourrager très important, et donc à un import d’intrants qui pénalise financièrement nos exploitations. Suite à l’ajournement du dossier afférent à la calamité sécheresse 2014, la DDTM propose une reconstitution du dossier pour un passage en Commission le 23 juin. En attendant, la DDTM souhaite rassembler le plus de preuves et de pièces justificatives en vue d’étayer au mieux le nouveau dossier, et s’assurer ainsi de plus grandes chances de voir la calamité reconnue, afin que tous les exploitants touchés puissent percevoir l’indemnisation qui leur est due, en rapport aux déficits fourragers très importants.

Le rééquilibrage des DPU (Droits Paiement Uniques : aide surfacique à l’hectare) et reconnaissance des surfaces en maquis :

Il est parfaitement inadmissible que les jeunes agriculteurs installés entre avril 2013 et mai 2014 perçoivent des DPU à 94€ l’hectare, alors que leurs prédécesseurs ont toujours perçu ces mêmes DPU d’un montant compris entre 220 et 240 euros l’hectare.  De plus, suite à l’application de la nouvelle PAC, les DPU des jeunes agriculteurs installés à partir de 2015 sont fixés à 170€ par hectare, en conformité avec le zonage corse. Or, les jeunes agriculteurs du Continent bénéficient de DPU à 240€ par hectare. Sur cette problématique, les JA seront reçus lundi 13 avril au ministère de l’agriculture à Paris, pour rencontrer Stéphane Le Moing, directeur de cabinet de Stéphane Le Foll, en compagnie du Draaf, afin de trouver ensemble une solution, et ainsi pénaliser le moins possible les jeunes agriculteurs.
A cette occasion, sera également abordé le sujet de la reconnaissance et l’éligibilité de nos surfaces en maquis, qui constituent la matrice principale de notre système agropastoral, et nous attendons donc des précisions de la part de l’Etat membre.
Par ailleurs, une réunion est organisée mercredi 15 avril à Altiani, et nous appelons tous les mouvements agricoles à se joindre à nous lors de ce rendez- vous.

Lettara aperta à M. Stéphane LE FOLL, Ministru di l’Agricultura è à M. MIRMAND Christophe, Prifettu di Corsica.

M. Le Ministre de l’Agriculture,

M. Le Préfet,

Le syndicat des Jeunes Agriculteurs de Corse souhaite attirer l’attention des plus hautes autorités de l’état sur deux sujets inquiétants qui fragilisent fortement l’avenir de l’agriculture insulaire.
D’une part, celui de la dette sociale : Près de deux mois après la mission interministérielle d’audit de la MSA, et alors que l’édition du rapport d’enquête avait été annoncée pour la mi-mars, nous n’avons toujours aucune information. Nous sommes, à ce jour, très sceptiques quant à la gestion d’une dette, dont bon nombre de créances remontent à plus de 30 ans. La profession ne peut tolérer de mettre en péril l’avenir de l’agriculture insulaire pour une dette que les directions successives de la MSA de Corse ont laissée cumuler à 91 Millions d’Euros. Comment a-t-on pu en arriver à une telle gestion catastrophique ? Ce dysfonctionnement impacte fortement les exploitations agricoles, leur gestion et transmissibilité. Cette mission d’audit, qui a été perçue comme un signe d’espoir par la profession, doit aboutir à la mise en place de mesures de désendettement social  justes et responsables. Nous resterons vigilants pour que le dispositif ne vienne pas pénaliser et fragiliser un peu plus les exploitations, nous veillerons à ce que les délais de prescription réglementaires (prévus à l’article 725-7 du code rural) soient appliqués, que les majorations et pénalités de retard soient présentées en commission de recours gracieux et qu’un échéancier soit mis en place sur 15 ans.
Notre seconde préoccupation concerne l’application de la nouvelle PAC : Malgré les annonces formelles de l’Etat, en décembre dernier, concernant l’éligibilité des surfaces ainsi que la convergence totale et immédiate des aides du 1er pilier, nous sommes toujours dans le flou. Comment peut-on, aujourd’hui, valider des déclarations de surfaces avec une méconnaissance des règles et des modalités qui nous seront appliquées demain ? Il nous est nécessaire d’avoir une vision claire de la future PAC dans les délais les plus respectables. Nous voulons un engagement précis qui garantisse l’éligibilité de nos surfaces et qui concrétise le rattrapage de nos DPU avec une convergence totale et immédiate.
Assez des déclarations de circonstance et des belles promesses ! Nous attendons de vous des actes, des solutions et des mesures concrètes qui permettent d’assurer un avenir à la profession en Corse !

Sans ignorer l’estime que vous porterez à notre demande, nous espérons le respect de la parole engagée. Croyez, Messieurs, à l’expression de notre considération.

Jeunes Agriculteurs de Corse

Visita di Stéphane Le Foll à Sarrula Carcupinu : Aspittemu sempri certi risponsi di u ministru.

Ce matin, Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, s’est rendu sur le Groupement Agricole d’Exploitation en Commun Celli-Pagabe à Sarrola Carcopino, ainsi que sur l’exploitation porcine de Mlle Serena Fortuné. Nous avons pu profiter de l’occasion pour lui faire part de nos attentes, notamment au sujet du calcul des DPU.

Nous nous réjouissons du fait que Mr le Ministre ait entendu les craintes des agriculteurs, mais c’est avec beaucoup de scepticisme que nous faisons à nouveau face aujourd’hui à une absence de réponse à nos questions. A la mi-février 2015, personne n’est encore en mesure de nous informer des enjeux de la programmation 2014-2020 de la Politique Agricole Commune.

Dans deux mois, les agriculteurs vont remplir leur formulaire de déclaration de surface, sans pour autant connaître les règles du jeu. Les JA2A et le FDSEA2A espèrent plus de concret dans un futur proche.

Éligibilité des surfaces : Rispundeti à a chjama è mandeti i vosci ritratti !

Reconnaissance des atouts de nos terres : Tocc’à voi !

Appel à tous les JA !

 

Dans le cadre des travaux visant à définir nos surfaces et à les rendre éligibles au niveau européen, nous avons besoin de vous !

Nous souhaitons montrer les caractéristiques particulières et les atouts de nos terres, photographies à l’appui.

Nous faisons appel à vous afin de nous transmettre des photos de vos exploitations. Ces éléments permettront de construire un référentiel qui présentera la réalité de l’élevage en Corse. Nous souhaiterions montrer les richesses dont bénéficient nos surfaces : notamment la présence des châtaignes et glands qui constituent à la fois une alimentation et un vermifuge naturel pour nos bêtes et devraient, de ce fait, être reconnus au niveau européen. La non reconnaissance de ces richesses pose un certain nombre de problématiques, notamment dans le cadre de l’AOC.

Des ateliers de travail prévus en janvier permettront de définir nos surfaces afin de les faire entrer dans le dispositif d’aides. Les photos transmises constitueront des preuves de la réalité du terrain et permettront d’étayer le débat.

Merci de nous transmettre les photographies de vos exploitations accompagnées de détails concernant  :

1) la commune de votre exploitation,

2) les caractéristiques principales de votre exploitation (cheptel, spéculation, etc…).

A ringraziavvi !

PAC 2014-2020 : Les engagements de l’Etat actés !

Suite à l’occupation de la préfecture de Corse du Sud, et après plus de 7 heures de discussions, Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud vous informe que le ministère a enfin communiqué (cf courrier en date du 18 décembre) les décisions prises quant à l’adaptation de la nouvelle PAC aux spécificités de la Corse, au regard de nos revendications défendues.

Ainsi, des dispositions spécifiques seront appliquées afin :

–          d’atteindre une convergence des aides directes dès 2015 (au lieu de 2019) afin de permettre une remise à niveau plus rapide des droits à paiement de base.
–          d’obtenir une reconnaissance des surfaces, landes et parcours, pour l’alimentation du bétail et ainsi une éligibilité de celles-ci.
–          de mettre en place un dispositif d’aides couplées afin de soutenir un plan protéique afin de favoriser sa production et son autonomie fourragère.
–          d’augmenter  l’enveloppe régionale (145M€ en 2014/2020) et ainsi revaloriser l’ICHN mais aussi les autres mesures portant sur les besoins de modernisation et de structuration des exploitations insulaires.

Ce courrier marque un engagement écrit de la part du ministère, qui nous permet d’acter les avancées que nous avons initié. Malgré tout, certains points restent en suspens, comme la question du taux de convergence. D’autre part, aucun détail ne nous permet de cerner pleinement le dispositif des aides couplées. De plus, il nous parait primordial d’obtenir une dotation spécifique ovine-caprine. Ainsi, nous restons, encore, extrêmement vigilants et prudents, jusqu’à ce que la mise en œuvre des engagements de ce jour soit effective.

 

I Ghjovani Agricultori di Corsica Suttana aiutani i « Restos du coeur » pà Natali !

Nourrir l’esprit des fêtes !
Tel a été le souhait des Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud qui, par un acte simple de partage en faveur des plus démunis, se sont mobilisés, tout au long du mois de décembre, afin de leur offrir des produits de première qualité. Autour de cette volonté, de jeunes producteurs et artisans insulaires ont répondu présent et ont ainsi permis de réaliser une très belle collecte de Noël.

Les nombreux produits qui la composait ont été remis Vendredi 20 Décembre aux restos du cœur d’Ajaccio.

Nous tenons à remercier pour leur générosité :
Bastien Bizon-Maroselli, Emmanuel Sicurani, et Fabrice Dell’Abate pour leurs miels,
Vincent Beretti, Serena Fortune, Leca Henri-Guillaume, Pascale et Ange Scarbonchi pour leurs charcuteries,
Marie-Laure et Paul-Jean Poggi pour leurs fromages,
Pierre-Toussaint Gaffory pour son huile d’olive,
Blanwhalin Jean-Paul pour sa farine de châtaigne,
Bélanger Thibaut pour ses œufs BIO
Ainsi que la Biscuiterie d’Afa pour leurs canistrelli.

Infurmazioni : Cio chi c’hè statu dittu à a riunioni cù u prifettu di Corsica.

A la demande des Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud, une réunion avec le Préfet de Corse a été tenue le 26 novembre afin de saisir l’Etat sur 3 dossiers problématiques :
  • Concernant la baisse constatée du montant des DPU accordés aux JA installés à partir du 15 Mai 2013 : Les jeunes agriculteurs installés à partir du 15 mai 2013 se sont vu appliquer un montant de DPU à l’hectare inférieur de plus de 60% par rapport au montant appliqué avant cette même date, soit 160€ de moins.

Position défendue : Une telle différence de traitement entre les jeunes agriculteurs installés avant ou après une date ne peut être tolérée. Il a été demandé à ce qu’une mesure soit envisagée afin de permettre une valorisation de ces DPU et ainsi de rééquilibrer les montants au taux JA tel qu’ils étaient appliqués avant le 15 mai 2013.

Eléments de réponse : Il a été confirmé que les montants des DPU alloués aux jeunes agriculteurs installés après le 15 mai 2013 ont été calculés, suite à une directive nationale, sur la moyenne départementale. Le préfet de Corse a bien entendu la problématique liée à cette baisse considérable du montant des DPU et des difficultés que cela pouvaient représenter pour de jeunes agriculteurs démarrant leur activité. Le préfet de Corse s’est engagé à faire remonter la problématique au niveau national et à proposer une solution allant dans le sens des revendications JA avant la fin de l’année. Nous restons vigilants et mobilisés, se réservant le droit d’entamer toute action syndicale, si un consensus n’était pas trouvé dans les meilleurs délais.

  • Concernant les contrôles de surfaces réalisés en 2014 :

Position défendue : Les contrôles de surfaces réalisées en 2014 sont inacceptables compte tenu du retard pris par l’administration pour informer la profession des règles de la nouvelle PAC.  En effet, sur une période où les anciennes règles ne sont plus applicables et où les nouvelles ne le sont pas encore, le syndicat estime qu’aucun contrôle n’aurait dû être formalisé, et aucune pénalité n’aurait dû être appliquée. De plus, les contrôles devront, à l’avenir, être menés avec cohérence et prendre en considération la saisonnalité de l’agriculture corse. En effet, il parait invraisemblable que des contrôles de surface soient réalisés en plein été quand on sait que les cheptels sont en estive.

Eléments de réponse : Les agriculteurs contrôlés en 2014 et ayant été pénalisés sont appelés à introduire des recours afin d’organiser une contre-visite sur l’exploitation et permettre une réduction maximale voire une levée des pénalités. Le syndicat des Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud est à la disposition  des exploitants concernés pour les accompagner dans cette démarche.

  • Concernant la non-éligibilité des chefs d’exploitation à la Dotation Jeune Agriculteur (DJA):

Contexte : L’ancien Plan de Développement Rural de la Corse (PDRC) 2007-2013, la notion de chef d’exploitation était lié à l’atteinte d’un niveau de revenu minimum, permettant aux personnes déjà inscrites à la MSA comme chef d’exploitation mais  n’atteignant pas un revenu minimum, de bénéficier d’une DJA. Or, aujourd’hui, le règlement européen prévoit que le jeune agriculteur est celui qui « s’installe pour la première fois, rendant ainsi impossible l’intégration des préinstallés au dispositif DJA. Concrètement, les candidats à l’installation déjà affiliés à la MSA en tant que chef d’exploitation ne seront plus éligibles à la DJA.
Position défendue : Face à cette réglementation européenne qui nie les réalités du terrain, nous défendons la notion de chef d’exploitation telle qu’elle était définie dans l’ancien PDRC. Nous ne pouvons nous permettre d’exclure du dispositif un grand nombre de jeunes agriculteurs et nous nous battrons pour que ne soient pas lésés les porteurs de projets en agriculture.
Eléments de réponse : Dans un contexte où l’installation en agriculture est en déclin, le préfet a pleinement entendu les revendications JA. Il s’est engagé à faire remonter la position au niveau national afin de la défendre auprès de la Commission Européenne.

Infurmazioni FCO : JA et FDSEA 2A ani vintu !

Suite à notre intervention et à notre mobilisation auprès de M. le Préfet et de ses services, pour venir en aide aux exploitants durement touchés par la FCO, nous vous informons que :

– JA et FDSEA2A ont obtenu que les éleveurs ovins touchés, soient indemnisés très rapidement (dans le mois), afin de palier aux diverses pertes, et d’éviter un report des paiements par France Agrimer, qui aurait pour conséquence de fragiliser un peu plus les exploitations.

– JA et FDSEA2A ont également acté avec les services de l’état , qu’un plan d’indemnisation spécifique aux cheptels caprins touchés, soit mis en place, avec une nouvelle enveloppe budgétaire, dans les prochains jours et devra faire l’objet d’une réunion avec l’ensemble des éleveurs  et de la profession , afin qu’il leur soit présenté et validé.

Chacun connait la gravité de la crise, qui frappe l’élevage insulaire, JA et FDSEA2A ont agi, de telle sorte à ce que des mesures d’urgence soient prises, et constituent un appui pour les éleveurs.

Les  réunions des prochains jours seront  capitales, c’est la raison pour laquelle, même si ces engagements sont de bon ton, il convient de rester mobilisés, vigilants et unis afin de sauver notre patrimoine.

JA2A è COFOR : Una cullaburazioni impurtanta è sincera !

C’est par un partenariat ambitieux, que débute cette année 2014 ! En effet, les Communes Forestières par le bais de leur président, Paul Colonna, Maire de Guagno et les Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud ont établi un partenariat afin de faciliter l’installation des porteurs de projet, en agriculture au sein de communes détentrices d’un patrimoine sylvicole important.

L’accessibilité au foncier demeurant l’une des priorités de toute amorce de projet en agriculture, il convient de mettre en avant cette initiative, qui sans nul doute, permettra de voir l’arrivée de nouveaux exploitants, au sein de ces communes tout en leur apportant dynamisme et  vie nouvelle.

I Ghjovani Agricultori di Corsica Suttana volini ringrazià M. Paul Colonna, u Presidenti di COFOR.
Soucieux de permettre aux futurs et jeunes installés de promouvoir les savoir faire et l’échange d’expériences, Paul Colonna, Président des COFOR a gracieusement offert 10 billets d’avion et 5 nuits d’hôtel aux Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud. Un geste qualifié de « sincère et simple » par le président des JA, Pierre Toussaint GAFFORY, celui d’un élu qui a pleine confiance en la jeunesse et en son avenir.

Article Corse Matin du 20/12/2013 : PAC, l’agricultori so stati intesi, avanzemu !

Pierre-Toussaint Gaffory et Joseph Colombani n’ont pas eu à passer la nuit dans le hall de la préfecture de région. Une lettre du ministre a mis fin à l’occupation des lieux aux alentours de 23h.

Les professionnels insulaires ont obtenu gain de cause. Après l’occupation de la préfecture de région jusqu’à 23 h, mercredi soir, le ministre a répondu à leurs attentes sur divers points. Éclairage

L’État a battu des records en terme de réactivité. Les huit représentants des chambres agricoles insulaires, prêts à camper dans le hall, sont ressortis du palais Lantivy, papier en main, mercredi soir. Une lettre signée par Stéphane Le Foll et envoyée par mail dans la soirée au préfet leur a été remise. Celle-ci a mis fin à l’occupation de la préfecture par les agriculteurs.

Une action qui avait débuté à 16 h. Dans cette missive nocturne, le ministre de l’Agriculture répond point par point aux revendications portées par les agriculteurs, notamment au sujet des dotations. La Corse accuse un retard en matière d’aides, le ministre s’est engagé à réduire les écarts avec la nouvelle politique d’agriculture commune (PAC) définie en ce moment même. Cette dernière concerne la période 2014-2020.

Rattraper un retard

Les mesures adoptées en Corse dans la prochaine PAC apportent une réponse à divers problèmes. Le premier aspect porte sur la dotation par agriculteur et par hectare. « Nous sommes les moins bien lotis de France et ce depuis 21 ans, rappelle Joseph Colombani, le président de la chambre régionale d’agriculture.La moyenne nationale est de 244 euros par hectare, or en Corse nous sommes à une centaine d’euros… L’État prévoyait dans la prochaine PAC de nous faire évoluer progressivement de 30 % à 70 % de la moyenne nationale d’ici 2019. Nous allons passer immédiatement à 70 % en 2015 », poursuit le représentant. « Objectif : s’aligner sur la moyenne nationale le plus rapidement possible, des négociations sont à venir pour atteindre les 100 %, mais c’est déjà une bonne chose »,a-t-il ajouté. Un autre point abordé dans la lettre du ministre concerne l’éligibilité des parcours arborés aux aides de l’État. « L’année dernière en Haute-Corse, sur 124 contrôles, 60 agriculteurs s’étaient vus déclassés car les parcelles de maquis n’étaient pas comptabilisées, elles le seront désormais », se réjouit le président de la chambre régionale.

Viser l’autonomie fourragère

Autre problème auquel la lettre ministérielle apporte une solution : l’approvisionnement en fourrage. « Chaque année, les éleveurs corses achètent 12 000 tonnes de foin de la Crau, cela représente 2,4 millions d’euros »,précise Joseph Colombani. Dans son courrier, le ministre annonce « le soutien à des productions de protéines comme la luzerne ». De telles aides visent à rendre la Corse autonome en la matière.

Aussi l’État a semble-t-il répondu positivement aux différentes requêtes émises par les agriculteurs. « Nous ne demandons pas à être privilégiés mais simplement à ce qu’un rééquilibrage s’effectue vis-à-vis des autres régions », explique Pierre-Toussaint Gaffory, président du CDJA de Corse-du-Sud. « Nous sommes dans la difficulté alors que nous sommes la région française avec le plus de labels de qualité. »

Un dernier point positif a été abordé par le ministre dans sa lettre. L’enveloppe allouée à la CTC pour les indemnités compensatoires des handicaps naturels (ICHN), mais aussi pour la modernisation des exploitations se verra augmentée. Elle va passer de 93 à 145 millions d’euros pour la période 2014-2020. Les chambres d’agriculture s’engagent dès le mois de janvier à fournir à chaque éleveur une simulation des aides auxquelles il peut prétendre.

Lors de sa venue, le 6 octobre dernier, François Hollande s’était alors dit favorable à une enveloppe spécifique à la Corse. Après quelques rebondissements, la promesse est maintenant actée. Bien que satisfaits des avancées obtenues, les agriculteurs sont conscients des problèmes persistants, tel que celui du foncier. « Il faut structurer notre agriculture,affirme Joseph Colombani,les politiques ont aussi leur rôle à jouer. »Du côté des agriculteurs, hier, un sentiment de mission accomplie.

 

PAC 2014 – 2020 : JA2A è FDSEA so attenti !

A l’aube de la nouvelle PAC, et au nom du principe d’équité, l’agriculture corse, avec ses exploitations de taille modeste, devrait vraisemblablement bénéficier d’un rééquilibrage partiel. Cependant, les organisations professionnelles agricoles (JA +FDSEA) sont toujours dans l’attente de l’annonce officielle de mesures spécifiques concernant le prochain dispositif d’aides. Nous souhaitons tous qu’il permette de développer une agriculture identitaire, riche de filières et de signes de qualité, en capacité de créer de la valeur ajoutée, créatrice d’emplois et de richesses.

 

Suite aux diverses réunions  ministérielles auxquelles nous avons participé, nous réclamons, à ce jour, des éclaircissements et des réponses concrètes  quant à la mise en œuvre de la PAC.

A ce titre, JA et FDSEA ont  identifié 4 leviers essentiels, qui devraient nous permettre de dépasser nos difficultés actuelles et de pérenniser notre modèle agricole, au regard de nos spécificités.

Le 1er levier consiste en la reconnaissance des surfaces de parcours boisés et ligneux et de fait, l’éligibilité de ses surfaces aux aides de la PAC. Nous savons tous que ces espaces constituent la base de notre système d’élevage agro-sylvo pastoral et que leur reconnaissance est un élément déterminant pour la survie de notre agriculture. Le réel problème se pose donc dans la définition des surfaces fourragères et de leur déclinaison locale entre prairie, landes et parcours et C6 ; et de la dimension qui lui sera donnée, afin d’avoir une définition la plus large possible, pour y inclure nos surfaces. Après avoir maintes fois exprimé notre volonté de voir notre spécificité reconnue, nous ne savons toujours pas si nos landes et parcours seront reconnus.  Quelle définition sera donnée aux surfaces afin de rendre éligibles les parcours ligneux ? Quid du devenir des surfaces boisées, qui sont une composante essentielle de nos exploitations ? Autant de questions auxquels les services de l’état n’ont apporté aucune réponse officielle.

Le 2nd levier concerne la revalorisation de nos DPU et un profond rééquilibrage, afin que nous soyons sur le même pied d’égalité que les autres régions françaises. Les agriculteurs corses ne peuvent plus tolérer d’être les moins aidés de France, sachant que notre agriculture est riche de filières et de signes de qualité. Rappelons tout de même que la moyenne des DPU en Corse est de 120€, alors qu’elle est évaluée à 270€ dans les autres régions. Pour quelles raisons, au regard des nombreux efforts de qualité portés par nos exploitations, la Corse est elle aussi mal lotie ? Nous avons donc revendiqué que le principe de convergence totale et immédiate soit acté.  Malheureusement, une fois de plus, aucune réponse officielle ne nous est parvenue. A ce titre, nous souhaitons savoir si la convergence immédiate des aides va être appliquée ? Quel sera le taux de convergence retenu sachant bien que nous avons demandé 100% ? De quelle enveloppe financière, la Corse sera dotée au titre des aides du 1er pilier ? La Corse sera-t-elle bénéficiaire d’une convergence immédiate et totale à 100% ?

Le 3ème levier concerne l’introduction d’une prime à l’UGB (Unité de Gros Bétail), couplée à la production  afin que soit mis à égalité, les différents types d’élevage (ovins-bovins-caprins et porcins), évitant de créer toute disparité en termes d’aides à la production.  Nous souhaiterions savoir à ce jour, la position des services de l’état  quant à la mise en place de cette prime. Sera-t-elle en sus des primes actuelles ? Quel sera le devenir de la  PMTVA ? Des aides ovines et caprines ? Quid, dans un autre registre,  du relèvement du plafond de l’ICHN à 75 ha  pour les aides du second pilier ?

Le 4éme levier consiste à la mise en place d’un plan protéique, qui devrait  nous permettre à terme de gagner en autonomie alimentaire avec une production locale. Ce soutien devrait permettre de développer des cultures participant au travers de l’amélioration de l’autonomie alimentaire, au maintien des filières d’élevage en Corse. Ces cultures azotées corses devraient renforcer la typicité des productions sous signes de qualité tout en réduisant les couts d’approvisionnement.  Ce plan se justifie pleinement par notre insularité, permettant ainsi d’effectuer un rééquilibrage avec les producteurs du Continent et d’avoir une alimentation fourragère de qualité, en Corse avec des tarifs acceptables, par tous. De quel budget, ce plan sera t’il doté ? Quelles en sont les modalités techniques afin de garantir un appui aux exploitants ?

Autant de nombreuses questions aux quelles l’Etat rechigne à donner des orientations précises. Sans avoir une vision négative de la problématique, JA et FDSEA seront extrêmement attentifs aux réponses données et demandent à chacun de rester mobilisés pour que notre modèle agricole perdure , et soit enfin reconnu à sa juste valeur.

Lettara aparta à M. François Hollande, Presidenti di a Ripùblica Francese.

Monsieur le Président de la République,

Les Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud, loin des célébrations du 70ème  anniversaire de la libération de la Corse qui fut une étape importante dans notre culture, souhaitent attirer votre attention sur la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les éleveurs de Corse. En effet, vous n’êtes pas sans ignorer que l’île connait une épizootie de fièvre catarrhale, qui décime territoire par territoire, les cheptels ovins.

Sans s’attarder sur les carences des services de l’état, qui en occultant complètement l’épizootie déclarée en Sardaigne en janvier 2013, ont agi de manière irresponsable, mettant gravement en péril l’avenir de l’élevage et, par conséquent, de la profession sur le territoire insulaire.

A ce jour, nous sommes très inquiets quant à l’impact technico-économique de cet épisode. En effet, les éleveurs de Corse se retrouvent dans une impasse sociale et financière, avec des bêtes improductives frappées par la maladie, affectant le fonctionnement, la productivité et l’équilibre économique des exploitations.

Inscrit dans la tradition agricole et culturelle de notre île, l’élevage est un élément majeur de la redynamisation du tissu rural et suscite de nombreuses vocations. Vous avez déclaré, lors du sommet de l’élevage, le 2 octobre 2013, « tout faire pour sauver l’élevage ». Nous estimons légitime de demander au Président de la République qu’il s’engage sur un processus d’indemnisation précis, clair et respecté. Demandée unanimement par la profession, l’indemnité doit porter sur la perte de l’animal, sur la morbidité du cheptel avec une prise en charge du coût alimentaire, et sur la perte de production. Enfin, l’aide ovine pour les exploitations touchées doit évidemment être maintenue. Nous attendons des mesures qui permettront aux éleveurs de compenser les pertes, qui respecteront les revendications légitimes de la profession et qui assureront à l’élevage corse une sortie de cette crise sans séquelles.

Par ailleurs, avec la nouvelle Politique Agricole Commune, l’année qui vient est une année charnière pour l’agriculture, et nous sommes extrêmement attentifs quant aux orientations prises par la nouvelle loi d’avenir agricole. Nous regrettons que, lors de votre discours de Cournon, aucune attention n’ait été portée aux régions à forte production identitaire comme la Corse, et notamment sur la reconnaissance de la spécificité des parcours, au-delà d’une simple diatribe sur l’agriculture de qualité. Il nous semble important de souligner que la qualité est le reflet d’un savoir-faire propre à une culture et à une géographie dont la particularité doit être mise en valeur.

Nous n’attendons de vous ni déclaration de circonstance, ni belle promesse, si non concrétisée ! Nous attendons de vous des engagements pour l’avenir de la profession en Corse !

Sans ignorer l’estime que vous portez au monde agricole, nous espérons de ces marques, le respect de la parole engagée.

Croyez, Monsieur le Président, à l’expression de notre considération.

 

Nouvelle Politique Agricole Commune : Contexte, enjeux et positions…

A l’aube de la nouvelle Politique Agricole Commune, c’est l’avenir de l’agriculture qui est en jeu. Cette nouvelle programmation va clairement orienter le modèle de développement agricole dans chaque Etat Membre.

 

Pour la Corse, l’enjeu est double. Il se porte sur :

  • La reconnaissance de la spécificité du territoire insulaire et de son mode d’élevage, dédié à l’extensif et basé sur des landes et parcours : Par cette reconnaissance, c’est certes l’éligibilité des surfaces agricoles corses, aux aides du 1er pilier, qui est en jeu, mais c’est aussi et surtout l’avenir de l’élevage insulaire.
  •     La revalorisation des Droits à Paiement Unique (DPU) des surfaces insulaires. A ce jour, la Corse est largement sous-dotée par rapport aux autres régions françaises.

Les actions afin de faire entendre les revendications insulaires !

  • Le 7 Juin 2013, l’intersyndicale JA/FDSEA mobilise des agriculteurs de Corse du Sud et de Haute Corse et occupe les locaux de la DRAAF afin que les revendications syndicales concernant la nouvelle PAC soit clairement prises en compte par l’Etat.
  • Le Jeudi 5 Septembre 2013, la délégation Corse représentante de la profession est reçue au ministère afin d’obtenir des garanties quant à  la nouvelle programmation.
  • Le 20 Septembre 2013, la Chambre Régionale d’Agriculture et les Chambres Départementales de Corse en étroite collaboration avec les syndicats JA et FDSEA de Corse, et suite à un travail commun, ont fait part au ministre de l’Agriculture des différents leviers clés afin d’aboutir à une agriculture corse renforcée, structurée, productive et soucieuse de mettre en avant la qualité des productions insulaires.

 

Les leviers de l’agriculture corse passent par :

  • Le mécanisme de convergence permettant l’augmentation des DPU apparait comme étant favorable aux agriculteurs insulaires à condition que cette convergence soit totale et qu’elle soit mise en application dès 2015 : Pour rappel, cette mesure aura pour impact de rendre équitable le montant des DPU Corse avec ceux du continent et d’en finir avec les références historiques qui pénalisent notre modèle agricole.
  • L’augmentation de la surface éligible à 75 ha de l’Indemnité Compensatoire des Handicaps Naturels (ICHN)  quant à l’accompagnement et à la structuration des exploitations.
  • La majoration des 52 premiers hectares qui devrait favoriser, pour notre île, les petites exploitations.
  • La majoration des droits des jeunes agriculteurs qui a pour objet de structurer les exploitations et de permettre aux jeunes exploitants d’avoir des ressources complémentaires.
  • L’activation du levier Zone à Contrainte Spécifique au titre de notre typicité d’île montagneuse et pour laquelle un complément aux exploitations situées en zones défavorisées doit être donné.
  • La mise en place d’aides couplées spécifiques à la Corse en direction des filières pour lesquelles le déficit de production est important (lait, viande, fourrage).
  • La reconnaissance de l’éligibilité des surfaces insulaires : La Corse est majoritairement composée de Landes et Parcours, surfaces pour lesquelles la strate herbacée est peu évidente mais dont il est clairement démontré qu’elles ont une fonction alimentaire par le passage des troupeaux. Ces espaces, composants majoritaires de l’agriculture corse, doivent impérativement être reconnus et pris en compte au titre de la spécificité des surfaces insulaires.
  • S’agissant de l’aide au verdissement, l’agriculture corse doit en être tout naturellement bénéficiaire, et ce dans le cadre d’une mise en œuvre forfaitaire et non individualisée.
  • Une opposition catégorique à la mise en place d’un coefficient de pondération sur la valeur fourragère des surfaces qui ne ferait que pénaliser les potentialités agro-sylvo-pastorales de l’île.

Ces propositions, qui sont le fruit d’une agriculture unie et tournée vers les mêmes objectifs, demeurent en phase avec les nouveaux règlements Européens. Toutefois, les nombreuses rencontres et réunions avec les services de l’Etat et le ministère ne peuvent être suffisantes. A ce jour, nous estimons que nous n’avons aucune garantie quant à l’application claire et précise de nos revendications.

Certes on nous a accordé un temps d’écoute, mais avons-nous été vraiment entendus ?

Nous devons rester vigilants, mobilisés et prêts afin d’obtenir ce que nous réclamons ! Ce sont les intérêts de toute la profession qui sont en jeu ! Le résultat dépendra de l implication, de la mobilisation et du soutien du plus grand nombre !

Tous ensemble, nous devons nous battre pour que la Corse soit reconnue dans l’ensemble de ses spécificités et soit aidée à la hauteur du travail effectué au quotidien par l’ensemble des exploitants qui font rayonner ses productions à travers toute l’Europe.

Tour de France : U rigalu di u Sindicatu Ghjovani Agricultori di Corsica Suttana

Dans le cadre du concours national de la FNSEA « Les Agriculteurs aiment le Tour », les Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud, en partenariat avec Corsica Vaccaghji et le syndicat AOC Miel de Corse, ont réalisé une fresque vue du ciel représentant un gâteau d’anniversaire pour les 100 ans du Tour de France.

 

 

Ce visuel géant a été effectué avec divers éléments : Les ballots de foin ont permis de dessiner le contour du gâteau, les filets de récolte (d’olives et de châtaignes) ont été utilisés pour le glaçage (orange et vert), la bougie a été érigée avec des ruches, et enfin, le chiffre 100 a été réalisé avec des plants et des fleurs d’immortelles. Afin que la fleur d’immortelle soit fraiche et de couleur vive, elle a été récoltée le matin même, 5000 bouquets ont été confectionnés et placés le jour du grand départ. La fresque a été achevée à quelques minutes du passage de l’hélicoptère. Les fleurs ont été récupérées le jour même pour être distillées, dans la foulée, en huile essentielle.

Elezzioni di a CAVICA di Corsica Suttana : A ringraziavvi !

 

La FDSEA 2A et les Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud remercient l’ensemble des agriculteurs et agricultrices qui ont porté leur suffrage sur la liste d’union. Une confiance témoignée qui a permis de remporter, lors de l’assemblée générale du 24 juin 2013, les élections de la CAVICA.

Cette élection revêtait une importance particulière. La CAVICA, de par son statut de coopérative occupe une place prépondérante au service des agriculteurs, de même que ce  scrutin traduit de manière pleine et entière, l’expression des difficultés au quotidien, des exploitants  sur le terrain.

En obtenant 3 administrateurs sur 4 et devenant ainsi majoritaire au Conseil d’Administration de la CAVICA, la FDSEA et les JA 2A  sont confortés dans l’action de proximité, qu’ils mènent, auprès des agriculteurs, depuis leur succès  aux élections des Chambres d’Agriculture de 2013. En effet, cet événement traduit tant la volonté de la FDSEA/JA 2A d’être au plus proche des préoccupations du monde agricole et ce dans tous les secteurs de la vie professionnelle que l’animation d’une équipe et d’un collectif soudé, dont l’objet tend à l’amélioration des conditions des agriculteurs.

Notre ligne politique, étant d’être au service de tous les agriculteurs sans exclusive, nous tenons à souligner l’implication de Jean-Jacques PERALDI, Jean-André Rossi, Johanna SOTON et Jean Philippe LOVICHI, pour leur énergie, dynamisme et écoute.

Nous regrettons une fois de plus, l’esprit polémique de Via Campagnola, qui n’arrivant pas à obtenir des résultats probants dans les urnes, fait toujours appel à son sacro-saint principe du recours, bien que le représentant de via Campagnola (ex FDSEA) ait obtenu un siège sur quatre. Malheureusement, la légitimité ne se gagne pas auprès des tribunaux, mais sur le terrain au contact des acteurs de la profession.

La FDSEA2Aet les JA2A seront toujours aux cotés des agriculteurs et agricultrices, de bonne volonté, qui souhaitent participer à la construction d’un meilleur avenir pour notre profession.

Saremu sempri à fianc’à voi !

Fièvre Catarrhale Ovine : ANI DITTU TAMANTI BUCCII !

Les Jeunes Agriculteurs de Corse du Sud dénoncent avec force les mensonges, orchestrés depuis plus d’un mois maintenant, des autorités compétentes. En voulant classer notre île, indemne de fièvre catarrhale, nos gouvernants ont omis de nous dire la vérité.

 

Nous avons désormais la preuve que la  France en sa qualité d’Etat membre a pris connaissance de l’existence de l’épizootie de FCO sur le territoire italien, lors d’un comité européen de santé animale et de protection de la chaîne alimentaire, le 10 Avril 2013. Il est d’ailleurs possible de retrouver l’ensemble des interventions et présentations faites en ce comité sur le site EUROPA. (La présentation concernant la situation de la FCO en Italie)

Lors de cette réunion, l’Italie a informé les Etats membres (dont la France fait partie) de la diffusion de la maladie, en Sardaigne à cette date. On est en droit de se poser quelques questions. Comment a t-on pu occulter une telle information et ne pas s’inquiéter de la proximité de la crise ? Nous ne sommes, tout de même, distants de la Sardaigne que de 11 kilomètres ! A-t-on voulu économiser de l’argent sur le dos des exploitants ?

La réalité est bien pire. Ils ont trahi notre confiance, en nous cachant  une information primordiale qui nous aurait permis de classer le territoire insulaire en zone de protection et de disposer du dispositif de prévention sanitaire adéquat. Combien de bêtes auraient été épargnées ?

Nous sommes face à un mensonge d’état qui plonge la profession dans une catastrophe sanitaire, économique et sociale sans précédent. Bon nombre d’éleveurs ont perdu leur production, leur cheptel. Nos  exploitations sont en grave danger. Nous sommes en train de chiffrer les pertes, et c’est le travail de plusieurs années qui est mis à bas.

Face à de tels agissements, qui déshonorent notre travail au quotidien, nous devons, tous, exploitants de Corse du Sud et de Haute Corse restés solidaires et mobilisés, pour reconstruire, sur des bases saines l’élevage de demain…

Présentation du 11 avril 2013 réalisée lors du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (CPCASA)